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Services informatiques : bulletins de notes contrastés

Depuis plus de deux décennies, les sociétés de services informatiques étaient considérées comme les bons élèves de l’économie française. Pour elles, le premier impact de la crise a été de diviser les acteurs en plusieurs « pelotons », les plus désavantagés étant aujourd’hui les sociétés de conseils. Panorama des enjeux.

Les différents types de sociétés de services informatiques sont loin de vivre la dégradation du contexte économique de la même façon. Autant les activités de conseil affichent effectivement un recul significatif, autant certains segments de marché innovants, comme le Software as a Service (SaaS) ou le logiciel libre, peuvent mettre en avant de nouveaux arguments et accélèrent leur progression.
Dans cette nouvelle configuration, les principaux atouts des sociétés de services informatiques semblent être leur réactivité, notamment en ce qui concerne le lissage de leur niveau de trésorerie et la gestion des ressources humaines. Concrètement, cela signifie que les entreprises de services informatiques ont plus que jamais besoin d’outils leur permettant d’anticiper et de s’adapter très rapidement aux variations de la demande.
Pour les entreprises qui ne disposent pas d’une large surface financière, les réorientations stratégiques doivent non seulement être pertinentes mais aussi être conduites dans des délais très courts, quelques mois, voire quelques semaines.
Les deux derniers exemples en date de cette obligation de réactivité concernent les segments de l’infogérance et de la tierce-maintenance applicative, qui tiraient la croissance du secteur jusqu’à présent, et qui ont brutalement ralenti depuis le printemps 2009. En l’occurrence, les entreprises qui n’ont pas la possibilité de réorienter très vite leurs ressources et leurs équipes peuvent être rapidement confrontées à des problèmes de trésorerie, ou encore devenir des proies faciles pour les investisseurs aujourd’hui à l’affût d’opportunités.
Trois grandes tendances se font donc jour au sein des SSII actives en France : une réorientation stratégique vers de nouveaux modes de facturation, une optimisation de leurs propres systèmes d’information pour accroître leur réactivité et une accélération de la concentration du secteur.